lundi 1 juin 2015

Tifawtt

Un vent doux est le souffle de Tifawtt
Qui sent les Anges
Et chasse les mauvais songes
Dans un ciel d’une beauté étrange
Mélange
De bleu et d’orange.
Tifawtt, un temps que j’adore
Où je hume les odeurs
Des fleurs
Dont l’air, chargé de leur parfum, s’évapore
Avant de voir le jour éclore.
Je devine à travers l’aurore
La lune et ses dernières lueurs
Couvrant le ciel de leurs belles couleurs
Derrière les châteaux et les rizières.
Tifawtt s’annonce au son des Minarets et des prières
Ou je me recueille devant un ciel qui veille

jeudi 28 mai 2015

Le nomade


Le Targui nomade.
Je suis un nomade
Né dans le désert, sous les orages et les tornades.
Sur ses immenses dunes de sable couleur neige
A la croisée du rêve et du voyage.
Sous un ciel azur, teinté d’un arc en ciel comme un
tatouage
Et de belles oasis, décor de ses beaux paysages.
Je suis un nomade et fier de l’être,
Loin d’être
Celui qui est sans aucun savoir
Et ignore les valeurs.
Ma mère, m’a appris a apaiser mes soeurs
Et a sauver la femme dès ma tendre enfance

samedi 23 mai 2015

Aggar ou Maerua crassifolia


Aggar ou Maerua crassifolia est un arbre sacré ; on ne peut s’en approcher et s’asseoir à son ombre sans jeter une pierre contre lui ou donner un coup de hache sur son tronc. Son bois, qui se consume, dégage une fumée qui peut rendre aveugle. Il produit un charbon de bois que l’on utilise pour chasser les mauvais génies. Dans l’Ahaggar, on enduit le corps d’un enfant fiévreux de ce charbon de bois, pour en chasser les mauvais génies. L’Aggar a aussi la réputation de vaincre tous les talismans, et c’est pourquoi on utilise son bois comme projectile contre les ennemis. Enfin, quand une femme est répudiée, elle doit faire trois mois de retraite (elludet) sans se marier et surtout sans participer aux réunions galantes (asfri).

Aboragh


aboragh
Aboragh :balanites aegytiaca, le dattier du désert, très utilisé en pharmacopée et pour de nombreux usages magico-religieux.
Il possède une réputation analogue. Il faut retirer sept épines d’une de ses branches avant de s’asseoir à son ombre.

MES FRÈRES


Après les affres de l’exil
Dans l’oubli de l’occupant
Dans le cauchemar des souvenirs
Dans la tempête des désirs
Dans les entraves de l’ignorance
Dans les menottes du sous-emploi
Dans la mort des initiatives
Dans la chute de l’innovation
Dans l’oubli des pauses-jalons
Dans la honte du parasitisme
Reviennent à la patrie par des routes impossibles, par des transports incroyables, avec des hommes increvables
Reviennent chez eux,
Et leurs frères gendarmes, policiers, douaniers, administrateurs leur disent
Vos papiers, vos passeports, refusés au départ
A la frontière, laissez-nous vos économies
Vos valises, vos transistors,
Vos couvertures, vos moteurs,
Vos provisions, vos montres